vendredi, avril 06, 2007

Maroc, Communiqué de soutien aux Amazighs de la Libye

Le conseil national de l organisation Tamaynut réuni dans sa session ordinaire a Imi n Tanut les 17-18 Mars 2007, et suite au rapport reçu par notre organisation relative à la situation des Droits des Amazighs en Libye déclare :
Dénoncer avec force la politique de l éradication du peuple amazigh dans sa terre par le régime libyen baatiste et sadamiste.
Soutenir le Mouvement Culturel Amazigh Libyen dans son combat légitime pour la libération du peuple amazigh.
Demander au Congrès Mondial Amazigh de soutenir nos frères libyens en lançant une campagne de soutien du peuple amazigh en Libye a l échelle internationale et de geler toutes relations avec ce régime qui ne respecte pas ses engagements.
Demander aux organisations internationales de dénoncer les actes racistes du régime libyen contre les amazighs.

Tudert i TmazightTudert i Imazighen gh Lybia.Le conseil national de TamaynutImi n Tanut18-03-2007 Date : 2007-03-31
[Auteur: Tamaynut]
LA TRAGEDIE D'ANFGOU : Des amazighes enterrés vivants
Par : Moha Moukhlis
ANFGOU(1). Petit hameau ignoré par les scribes de la qaraouine, encastré au cour des gigantesques montagnes du Haut Atlas Oriental. Un village que cerne le Parc national où le mouflon et le phacochère mènent une vie paisible, sous haute protection. Un village synonyme d'une tragédie : une trentaine de mort dont le dernier est décédés le 27 janvier 2007, à 15 heures. Anfgou pleure ses morts et la désolation règne sur tout le village. Une communauté amazighes de 3000 âmes y vivent, des résistants ou descendants de résistants qui ont participé à la bataille de Tazizawt dont le site est situé à une trentaine de kilomètres d'Anfgou, près de douar d'Aghddou. Des résistants qui ont tenu tête à l'arsenal militaire français sur le plateau de Hamdoun, sur le mont Baddou et qui ont pris part à la bataille de Bougaffer. Il s'agit des Ayt Amer n Ounfgou. Une fraction de la tribu des Ayt Hdiddou qui fait partie de la confédération des Ayt Yafelmane.
Une communauté de braves oubliés par le Makhzen et par nos respectables « députés de la nation » qui mènent une vie d'aisance dans leurs villa calfeutrées et chauffées à Rabat. Des députés et un parlement « national » qui a lu la fatiha après la pendaison du tyran arabiste Saddam et qui n'a pas jugé utile de lire la fatiha sur les morts d'Anfgou. Ignorés et oubliés par tous les amazighes « citadinisés » qui regardent TV5, ARTE ou Al Jazira. Une population qui vivote, qui survit grâce à une agriculture vivrière et son cheptel. Des amazighes dont ne parle pas le « doyen » des journalistes marocains, un certain Mustapha El Alaoui, car ils lui rappellent les « apaches » et les « putschistes ». Une population livrée à elle-même, dans l'Etat de droit de la « nouvelle ère ».
L'Etat préfère colmater les murailles de la qaraouine et les vielles ruelles où habitaient les arabo-andalous que de porter secours à des citoyens en plein désarroi. L'Etat préfère « importer » des artistes qui sentent la pouffiasse et leur ouvrir les écrans des médias publics que de se soucier des malades d'Anfgou et de ses environs. Car, si la tragédie à touché directement Anfgou, d'autres localités vivent dans les mêmes conditions : ANMZI, AGOUDDIM, AGHDDOU, TIRGHIST.Toutes situées sur la route, je veux dire la piste, qui relie Anfgou et Tounfit. La population vit sous l'emprise des autorité du Ministère de l'intérieur : on se croirait en zone militaire. Les caids et autres khalifa se comporteraient comme des cow boy sur un territoire « pacifié ».
Pour accéder à Anfgou, quant les conditions météorologiques sont clémentes, il faut emprunter la route qui mène de Rabat à Errchaidia. Arrivé à Zaida (20 kilomètres avant Midelt), vous tournez à droite. Après une vingtaine de kilomètre, virer à gauche et traverser Boumia vers Tounfit. A Tounfit, renseignez-vous bien. La route est parsemé de dangers : verglas, crues, éboulements, froid.Quatre heurs, minimum, sont nécessaire pour aller de Tounfit à Anfgou (environ 80 kilomètres), en passant par Taoudit, Agouddim et Anmzi. Une piste dangereuse que n'empruntent que les véhicules solides : les camions et les 4/4. Sur le chemin, la peur vous prend par les tripes. Au froid glacial, qui peut atteindre moins 10° le jour, se conjugue les innombrables ravins qui vous donnent le vertige.
Par moments, vous ne pouvez vous empêchez de vous demander si votre destination existe réellement. Stoïque vous continuer a slalomer sur un sentier aux abords incertains. La rivière vous guette à chaque virage. De temps à autres vous croisez des hommes ou de femmes à dos de mulets qui vous dévisagent et dont le regard semble vous dissuader de continuer la route. Des hommes ou des femmes qui se déplacent de Tirghist, Aghddou, Anfgou ou Anmzi, traversent la piste pour arriver au seul souk hebdomadaire qui se tient tous les dimanche à Tounfit. Il faut dire que le déplacement à dos de mulet et plus sur et plus rapide que le voyage par camion. Car sur un camion, vous voyager avec le bétail et les vivres et les risques sont énormes. Imaginer un bovin ou un mouton qui vous charge !
Après un voyage homérique, vous arrivez à Anfgou. Hameau adossé au bas de la montagne. Des dizaines d'enfants se ruent vers vote véhicule, pieds nus, les cheveux hirsutes et le regard interrogateur. Il vous guide pour traverser la rivière et vous diriger vers les erres à abattre. Espace où l'assemble de la tribu vous attend. Une dizaine d'hommes emmitouflés dans des burnous de laine blanche veillent à ce que la distribution des dons soit équitable. Chacun des 260 foyers qui composent la fraction aura sa part. Les décisions sont prises collectivement auparavant et sont rigoureusement respectées.Quelques heures plus tard, vous retrouvez le chemin du retour. Une véritable épreuve. A tounfit, au contact des premiers rudiments de la « civilisation », vous restez étourdi. Vous avez l'impression que vous sortez d'un cauchemar. Tellement les disparités entre votre monde et celui de la population d'Anfgou sont énormes que vous vous demandez si vous vivez dans le même pays qu'elle.
Aujourd'hui, des enfants continuent à mourir à Anfgou. La réaction médiatisée de l'Etat ne fut qu'un feu d'artifice. Seules les ONG continuent à acheminer l'aide. La population est soulagée momentanément, mais son calvaire reprendre dès les prochaines chutes de pluie et de neige. Le problème principal, c'est la route et le droit d'exploiter la forêt, unique ressource spoliée par l'Etat et des élus corrompus. Toute autre solution relèverait du replâtrage. A Anfgou, la population vit sous une forme de colonisation aux couleurs nationales. Sa forêt ne lui appartient plus. Plus d'une vingtaine de coupes arrivent quotidiennement dans les grandes villes alors que la population d'Anfgou est obligée d'acheter les poutres pour les toits des maisons. Avec quels moyens ?
Sous prétexte que la « mystérieuse maladie » d'Anfgou est « contagieuse », les autorités à Tounfit demandent aux ONG de débarquer leurs dons. Les autorités se chargeront de les distribuer aux douars ! Les populations de Tounfit et ses communes organisent des marches de protestation et demandent : une visite royale, la construction des routes, le droit d'exploiter la forêt et la traduction en justice des responsables des communes. Ils n'ont pas besoin de denrées alimentaires. Ils ont de quoi vivre et travaillent pour assurer leurs besoins. Ce qu'ils réclament, c'est la justice. Un vieux des Aït Amer d'Anfgou dit : « nous amazighes, la faim ne nous tuera pas. Seul des bales peuvent mettre fin à notre existence. A méditer. (1) ANFGOU : toponyme amazighe, dérivé du nom « AFGOU », qui signifie le cri poussé par la chouette pour mobiliser le lièvre et attaquer. On dit, da tkkat afgou (elle pousse son cri). Dans un vers de poésie amazighe, on retrouve le vocable « afgou », qui signifie le cri :-Id afgou a gha s utgh mad ism nnes ayd as qqargh i wenna righ ad id iffgh ixamn.
Voir une video, faite par un journaliste marocain, de ce désastre
Date : 2007-02-15
[Auteur: Moha Moukhlis]
Anfgou : La mort continue de frapper sur le toit du Maroc
Mohamed Zainabi - À cause d'une « maladie mystérieuse », plus d'une vingtaine de bébés et deux adultes sont morts à Anfgou. Dans ce douar « enterré vivant », les enterrements se succèdent et se ressemblent (Voir la vidéo sur Web TV).

ANFGOU Aït Âmmar Ahemmi. Cette appellationdésigne un douar de la province de Khenifra exilé au milieu desmontages du Haut Atlas oriental. C'est ici, à 1.600 mètres d'altitude,que la mort noire frappe en silence depuis près de deux mois. Elle afait jusqu'au dimanche 7 janvier au soir, 26 victimes : 24 enfants de 3à 14 mois et deux mamans de 16 et 17 ans. Le dernier décès a étéenregistré le vendredi 5 janvier. Ce jour-là, un bébé de quatre mois,Mohamed Bouazza, est mort. Le petit Mohamed et les autres sont décédés après avoirvu leur état de santé se dégrader rapidement à cause d'unrefroidissement. Pour la plupart, ils sont partis sans avoir pris demédicaments ni consulté de médecin de toute leur vie. Pour la plupart,ils n'ont jamais été vaccinés. Pour la plupart, ils ne savent pas àquoi ressemble un vaccin, un médecin, un hôpital, une vraie vie... Un exil nommé Anfgou À Anfgou, pour 1500 habitants, il n'y a ni hôpital niCentre de santé, ni médecin, ni infirmier. Il n'y a ni ambulance nisapeurs-pompiers. Il n'y a ni téléphone fixe ni réseau pour letéléphone mobile. Il n'y a pas de gendarme non plus. Le seulreprésentant de l'autorité de Rabat sur la localité est le gardeforestier. L'eau est ici rare et l'électricité inexistante parceque trop coûteuse pour une population qui vit, avec dignité, dansl'indigence la plus absolue. Ce qu'il y a par contre dans cette région : de nombreuxpolygames, une progéniture abondante, une cédraie à perte de vue, lechêne vert par endroits, des mules surexploitées, des mouflons quepersonne n'a le droit de chasser, des sangliers mangeurs de pommes deterre, une classe délabrée qui sert d'école primaire et un cimetière« artisanal » qui s'étend de jour en jour à l'orée de masures couleurde terre. Cet endroit macabre est le plus fréquenté ces jours-ci. « La maladie mystérieuse emporte les nôtres comme levent fort emporte les brindilles du cèdre », explique, ému, MoujjaneRahou Mimoune (60 ans environ). Son frère aîné a un enfant malade quis'appelle Mohamed et est âgé de sept mois. Ce bébé est mourant depuisune semaine. Comme le faisaient au crépuscule de leur vie ceux quiviennent de mourir, il tousse, vomit le peu de lait et d'eau que samaman l'oblige à ingurgiter, souffre de diarrhées, est fiévreux et nepeut plus relever la tête de jour comme de nuit. Le vieil oncle craintpour les jours de son jeune neveu. Dans le voisinage, d'autres enfantsprésentent les mêmes symptômes. Ils n'ont le plus souvent comme remèdesque quelques herbes et beaucoup de vaines prières. « Allah, pitié ! » « Ces derniers temps, l'hiver est particulièrementfroid », confie Rahou Mimoune avec amertume. De ses mains ridées ettremblantes, il désigne la montagne en face pour la prendre en témoin.Au loin, l'horizon tout blanc confirme que la neige dense et éclatantes'étend encore partout. Elle dégage un froid de loup. D'une voix grave qui couvre le sifflement du vent, lesexagénaire se rappelle un autre hiver tout aussi glacial. En pliantses doigts l'un après l'autre pour décompter les ans, il se rappelle,les yeux mouillés : « Il y a une vingtaine d'années, « attalja » (laneige) avait tué dans notre région femmes, hommes et enfants ». En1980, près de 80 personnes ont trouvé la mort dans l'hiver sibérienqu'a connu alors Aghedou, suite à une brusque baisse des températuresbien en dessous de zéro. Pour implorer la pitié divine, Raha Mimoune lève lesyeux au ciel éclairé qui semble si proche de sa tête enturbannée etsoupire. Au bout d'un long moment de recueillement, il murmure avant departir dans le froid réchauffer le cœur de son frère : « Amen ! » Au chevet de Mohamed Mohamed est parmi une centaine d'enfants qui viennent d'être auscultés par un médecin généraliste (certains disent que ce n'estqu'un infirmier) ayant été dépêché sur les lieux de Tounfit (petitvillage à 75 km d'Anfgou). Cette mesure a été prise le 29 décembre parle ministre de la Santé. Mais, après la constatation d'une dizaine decas de décès successifs et semblables. Les consultations ont été rapides. Elles n'étaientappuyées ni par une quelconque radiologie, ni par aucune analyse. Desimples questions ont suffi au soignant pour qu'il remette aux patientsdes antibiotiques, des sirops et des comprimés. Cette médecine n'a rienchangé à l'état de santé de Mohamed ni à celui des autres enfantsmalades. Faux diagnostic ? Sur la base des observations effectuées à la sauvette àAnfgou, le ministre de la Santé a incriminé une pneumopathie causée etaggravée par le froid. Il a rejeté d'une manière formelle l'existenced'une épidémie. De l'avis de la population locale, ni le ministre niles représentants de son département à Tounfit n'ont été convaincants.« Leur bilan relève de la magie noire officielle. Parce qu'on ne peutpas expliquer autrement le fait d'établir un diagnostic sans prise desang ni analyses et sans même le recours à la radiologie », s'insurgeun militant de la section de l'AMDH à Tounfit. Sur le même ton, la section de l'AMDH dans la ville deKhénifra a publié un communiqué qui réclame l'ouverture d'une enquêtesur les nombreux décès déplorés à Anfgou. « Il faut une véritable enquête surcette grippe aiguë et, pourquoi pas, des autopsies pour définirexactement l'origine de ce mal qui emporte essentiellement les enfantsen bas âge », martèle Aziz Akkaoui, secrétaire local de l'AMDH àKhénifra. L'ONG s'active pour que les personnes toujours malades àAnfgou et ailleurs soient sauvées avant qu'il ne soit trop tard. Elleexige une véritable implication des autorités sanitaires dans cetterégion enclavée où vivent des populations parmi les plus démunies dupays. Pour les défenseurs des Droits de l'Homme de Tounfit et deKhénifra : « plus que le froid, ce qui tue dans toutl'arrière-pays de Khénifra, c'est la marginalisation d'une populationqui semble considéré par l'Etat comme inutile. » En demandant réparation pour les « damnés de l'arrière-pays »,la plupart des militants comme certains habitants des zones oubliées dela province de Khénifra rappellent que la cédraie permet à certainescommunes rurales de dégager des excédents annuels dépassant souvent unmilliard de centimes. Mais cette manne n'a jamais été utilisée pourdésenclaver Tounfit et ses régions. Les camions de l'espoir Seuls quelques rares camions de 8 tonnes peuvent encorerelier Anfgou et les douars voisins (Tirguist, Aghdou, Anmzi etTighidiouine) au petit bout du monde qu'est la bourgade de Tounfit. Sur une distance de 75 kilomètres, une quarantaine depassagers traverse durant cinq heures des ornières escarpées sur unvéhicule suranné. Ils voyagent entassés les uns sur les autres pouraller acheter leurs provisions de la semaine. Ce parcours périlleuxn'est possible que quand la clémence du temps le permet. Quand la routeest coupée par la neige ou par l'oued Tougha, la population ne doit sasurvie qu'à son esprit exemplaire de solidarité. « Quand nous nous trouvons coupés dumonde pendant des mois, nous nous partageons pommes de terre, pain desucre, thé, pain... Nous nous partageons tout, même quelques fousespoirs et beaucoup de blagues. Nous procréons aussi beaucoup à cemoment-là », souligne Hammou, un trentenaire qui sait si bien tourner tout et tout le monde en dérision. La mort frappe à la porte d'Anmzi Le mardi 9 janvier, un homme dans la cinquantaine estdécédé à Anmzi, une localité voisine d'Anfgou (à une vingtaine dekilomètres environ). Le défunt a pris froid il y a peu de temps et sonétat s'est vite aggravé, selon sa famille. Ce cas montre que la « maladie mystérieuse » semble sepropager. Au vu de son évolution, des médecins contactés à Casablancan'excluent pas l'hypothèse de l'épidémie. Télévision : « La Une et la deux, zéro » « Zéro ! », crient en chœur lesjeunes d'Anfgou et de Tounfit pour interpréter le traitement télévisuelque les deux chaînes nationales ont réservé aux décès en série qu'aconnus leur région. À l'arrivée de la caméra de 2M à Anfgou, la populationlocale a allumé des bougies pour protester en silence sur sa situationlamentable. Mais, cette manifestation spontanée n'a pas été filmée. Après 2M, un cameraman de la TVM s'est obstiné àrapporter des chiffres faussant la réalité. Pour lui, les décès n'ontguère dépassé onze. Pourtant, à la veille de son arrivée, une familleendeuillée enterrait le petit Mohamed. Il était le 26ème mort. « Quand je les ai vus arriver à bord duvéhicule de la commune de Tounfit, je me suis dit qu'ils ne pouvaientpas dire grand chose sur notre deuil et sur notre misère », regrette, ironique, le père d'une petite fille décédée. Rébellion à Anfgou Pour défendre la cédraie qui s'amenuisait à cause del'exploitation excessive, les habitants d'Anfgou défendent de forceleur forêt. Laquelle est déclarée patrimoine national. Dès qu'il y a un coupeur de bois qui s'approche de cequ'ils considèrent l'or de la région, ils le chassent à coup depierres. Leur résistance dure depuis trois ans. Cette « révolte » leura valu, pour la première fois de leur vie, une rencontre avec de hautscommis de l'Etat. « Même si nous avons reçu des tonnes de promesses,notre ferme position n'a pas changé et ne changera pas », insistentavec le sourire quelques vieux d'Anfgou. Anmzi : une commune rurale maudite Ces faits avérés circulent comme des blagues dans toutela province de Khénifra. Ils concernent la présidence de la communerurale d'Anmzi. Un premier président de cette commune est décédé d'uncancer. Celui qui a été pressenti pour lui succéder a été partiellementparalysé et ne pouvait assurer la fonction qu'il convoitait. Un autreremplaçant est actuellement en prison après avoir délivré des chèquessans provision. Auparavant, il a été surpris dans une ambulance faisantla fête avec des « chikhates ». La présidence de la commune est tombéeactuellement comme le gros lot d'une loterie dans d'autres mains dontpersonne ne dit du bien. D'un bout à l'autre, Khénifra bouillonne Derrière Tounfit, Anfgou et son voisinage vit dans lamisère absolue. Les habitants commencent à exprimer de plus en plusouvertement leur colère. Devant Tounfit, la situation n'est pasmeilleure. À Aghbalou, les habitants n'ont plus d'eau depuis l'aïd elKébir, révèle un jeune de la région. La seule pompe qui servait à toutle monde pour s'approvisionner en eau est tombée en panne. Depuis, unerévolte pour l'eau devient de plus en plus imminente. « Si lespromesses données ne sont pas tenues bientôt, ce sera la catastrophe »,confie le jeune homme, dépité.
Mohamed Zainabi - Le Reporter
Mardi 16 Janvier 2007

lundi, mai 22, 2006

Revue de Presse